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Le dieu mithriaque léontocéphale

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Page 253

LE DIEU MITHRIAQUE LÉONTOCEPHALE

PAR

RENÉ DUSSAUD

Les pages qui suivent sont un complément à notre étude Anciens Bronzes du Louristan et cultes iraniens (1), au sujet des cultes iraniens répandus dans le Proche-Orient et en Occident. Cela nous permettra de souligner que l'influence de ces cultes à Palmyre a été favorisée par le fait, dont témoignent les inscriptions (2), que la langue des colonies iraniennes, même en Asie Mineure, était l'araméen avant de devenir le grec. Cela nous explique qu'Ahoura-Mazda ait été identifié à Bel.

Cumont a relevé qu'un sacerdos des dieux palmyréniens fut accueilli en Dacie par les mystes de Mithra comme un adepte de leur religion <3). Nous aurons à nous souvenir de ces particularités tout en prenant garde qu'une rencontre est possible entre mêmes attributs sans qu'il y ait eu contact réel. A ce sujet, M. Ernest Will nous signale que « sur les reliefs du Cavalier thrace, on voit plus d'une fois le lion accompagnant le héros chasseur — d'ailleurs aussi deux ou trois fois le serpent — ou encore sous le cheval le groupe du lion terrassant le taureau. Il n'y a pas lieu de croire à une influence du mi- thriacisme sur ces monuments (4> ».

Il nous faut revenir sur l'étrange figure du dieu léontocéphale qui apparaît à basse époque dans le culte mithriaque. Nous n'en avons parlé que pour écarter tout rapprochement avec le dieu El, car ce dernier n'avait comme attribut ni le serpent ni le lion <6'. Cumont définissait le monstre comme une personnification du Temps et l'identifiait au Zervan Akarana, le Temps infini qui, placé à l'origine des choses, avait donné naissance à la fois à Ormuz et à Ahri- man. Ce zervanisme, constitué en Babylonie, aurait été enseigné par les

W Syria, XXVI (1949), p. 196-229. (3) Ibid., p. 276, n. 39.

(*) Fr. Cumont, Les Religions orientales dans {*) Communication particulière.

le paganisme romain, 4e édit., p. 274-275. (5) Syria, XXVI (1949), p. 225.

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