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Edgar Knecht, Le Mythe du Juif errant

[compte-rendu]

Année 1979 23 pp. 138-139
Fait partie d'un numéro thématique : Aspects d'une modernité

Fizaine Jean-Claude. Edgar Knecht, Le Mythe du Juif errant. In: Romantisme, 1979, n°23. Aspects d'une modernité. pp. 138-139.

www.persee.fr/doc/roman_0048-8593_1979_num_9_23_5263

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Edgar Knecht, Le Mythe du Juif errant, essai de mythologie littéraire et de sociologie religieuse. Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1977.

« Sujet mince et grandiose » dit l'auteur (p. 7). Sujet épineux en tous cas, tant « la complexité du problème postule la multiplication des voies d'approche » (p. 21). L'histoire du mythe du Juif errant, à l'image de celle de son personnage, est marquée de discontinuités, de lacunes énigmatiques. L'auteur, sans cacher que bien des points d'interrogation restent posés, présente les pièces du dossier avec un scrupule d'érudition exemplaire, sans jamais conclure témérairement.

Le plan de son étude est calqué très naturellement sur les deux époques et les deux espaces de diffusion du « mythe : réservé à la consommation populaire jusqu'au xix" siècle, il fait alors une entrée manquée dans la « grande littérature ». Il est en ce sens révélateur des ambitions et des ambiguïtés du romantisme : pourquoi l'effort de certains romantiques pour élaborer, à partir de « croyances populaires » (Ie' partie), un «mythe poétique» (2e partie) pourvu d'investissements idéologiques divers (3e partie), aboutit-il à un échec presque complet (4e partie : « Fin d'un mythe ? »).

L'auteur cherche la réponse dans deux directions : l'antisémitisme véhiculé par le mythe — son caractère « populaire ». Ce qui exige bien des mises au point.

A l'antisémitisme « théologique » cristallisé autour de Juda, Ahasvérus substitue un antisémitisme racial qui est, au départ, le contenu essentiel du mythe (pp. 29, 51, 57). Création cléricale et savante, « amalgame habile » de sources livresques et de légendes orales à des fins ď « édification » morale et religieuse ? Expression de quelque réalité sociologique ? L'auteur ne conclut pas,

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