Ernst ZiNNER, Deutsche und niederlàndische astronomische Instrumente des 11.-18. Jahrhunderls, Munich, C. H. Beck, 1956, 24 x 16 cm, 680 p., 80 pi. h.-t. (156 ill.), 13 fig.
C'est dans un gros volume de près de sept cents pages qu'E. Zinner nous livre l'ensemble de notes qu'il a, depuis trente-cinq ans, patiemment réunies sur l'histoire de l'astronomie et de ses instruments. Hésitant peut-être sur le pôle autour duquel il convenait de grouper sa documentation : les instruments ou leurs auteurs, il a, en bon astronome, choisi les deux. Une première partie décrit donc les instruments d'astronomie et trace leur histoire, la seconde les regroupe par fabricants ou théoriciens, le lien de l'ensemble étant l'adoption d'un cadre géographique. Loin de nous irriter par un chauvinisme sans objet de la conception pan- . germanique adoptée par E. Zinner, nous lui savons gré d'avoir cru devoir donner au cadre allemand l'acception la plus large ; on trouvera donc dans son ouvrage une documentation qui intéresse, non seulement les pays de langue germanique, mais aussi les Pays-Bas, la Pologne de l'est et même les traductions allemandes de travaux parisiens. Le titre revendique la période qui va du xie au xviii6 siècle. Les auteurs antérieurs au xve siècle sont en réalité peu nombreux : nous en avons relevé sept, dont Raban Maur, à titre de précurseur peut-être, car il appartient au ixe siècle, pour avoir composé un traité de comput et avoir (peut-être) dessiné le cadran solaire de Fulda, et Radulf de Liège, pour avoir manifesté pour un astrolabe, un jour dans sa correspondance, un intérêt de curiosité. La documentation est de première main : d'abord les instruments conservés, naturellement (les collections privées semblent toutefois peu prospectées), mais aussi les éditions anciennes, les manuscrits ont été très largement utilisés. Nous émettrons cependant deux réserves. La première concerne la façon de citer les manuscrits, pour lesquels l'auteur renvoie toujours aux numéros de sa Verzeichnis der astronomischen Handschriften des deutschen Kulturgebietes : outre que ce mode de référence s'avère le plus souvent inefficace et que nous n'ayons pu retrouver un certain nombre de numéros (tous les numéros tels que 4006a, 7011 b, 7019&, etc., supposent l'existence d'une nouvelle édition de la Verzeichnis inconnue même de la bibliographie), il est maintenant usuel d'identifier les textes médiévaux à l'aide du Catalogue of incipits de Thorndike qui a fort avantageusement remplacé la liste allemande, mais que l'auteur paraît ne pas connaître. La seconde réserve vise l'interprétation de certains textes. En voici un exemple, p. 145 : en se référant aux n08 4494-4500 de la Verzeichnis, E. Zinner

















