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A propos du passage de Mercure 1631.

[article]

Année 1950 3-1 pp. 27-31

Humbert Pierre. A propos du passage de Mercure 1631.. In: Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, tome 3, n°1, 1950. pp. 27-31.

DOI : https://doi.org/10.3406/rhs.1950.2768

www.persee.fr/doc/rhs_0048-7996_1950_num_3_1_2768

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A propos du passage de Mercure 1631

Parmi les observations astronomiques de Gassendi, la plus belle est sans conteste celle du passage de Mercure sur le Soleil, le 7 novembre 1631. Prédit par Kepler dans son Admonitio, ce phénomène suscita un grand intérêt chez tous les amateurs d'astronomie : mais bien peu surent le voir : en dehors de Remus Quietanus à Rouffach, du P. Cysatus à Innsbruck, et d'un Jésuite anonyme à Ingolstadt, personnages dont les observations sont d'ailleurs peu sûres et dénuées de toute valeur scientifique, Gassendi, grâce à une préparation minutieuse et à une excellente technique, fut le seul à réussir cette délicate opération.

La nouvelle de ce succès, signalé d'abord par des lettres privées à ses amis, puis par l'écrit intitulé Mercurius in sole visus, fît de Gassendi le héros du jour dans le cercle des amateurs provençaux. Nous savons par des lettres de Gaultier de La Valette à Peiresc (14 nov. 1631, 15 janv. 1632, 26 avril 1632, publiées par Tamizey de Larroque), que l'admiration fut tout d'abord mélangée d'incrédulité et même d'un peu de jalousie. Gaultier lui-même, à Aix, le curé Brissy et les frères Saxi en Arles, avaient essayé de voir Mercure, mais en vain, et envisageaient la réussite de Gassendi avec des sentiments très divers. Sur cette attitude des savants provençaux, et sur les tentatives, infructueuses aussi, de leur chef Nicolas- Claude Fabri de Peiresc, nous avons un document en partie inédit : c'est une très longue lettre de Peiresc à Gassendi, conservée au registre 1832 de la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras, folios 365 sqq., que Tamizey de Larroque, la jugeant trop scientifique, n'a pas reproduite dans la Correspondance générale de Peiresc et Gassendi. J'ai ai déjà détaché moi-même un court fragment, relatif à une éclipse de Lune, que j'ai publié dans Ciel et Terre, avril 1944. De cette lettre, que complètent quelques notes manus-

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