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de Vocht (Henri). History of the Foundation and the Rise of the Collegium Trilingue Lovaniense, 1517-1550. Part the third : The Full Growth.

[compte-rendu]

Bakëlants Lois. de Vocht (Henri). History of the Foundation and the Rise of the Collegium Trilingue Lovaniense, 1517-1550. Part the third : The Full Growth.. In: Revue belge de philologie et d'histoire, tome 34, fasc. 3, 1956. pp. 809-811.

www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1956_num_34_3_2001_t1_0809_0000_1

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COMPTES RENDUS 809

Louvain, Publications Universitaires, 1954 ; 1 vol. in-8° de xii-672 pp. ; ill. (Recueil de Travaux d'Histoire et de Philologie, 4e série, fasc. 5.)

Ce troisième volume (sur les deux premiers, cf. R. B. P. H. t. XXXIII, p. 434 et suivantes) poursuit l'histoire du Trilingue sous les présidences de Van der Hoeven (1529-1536) et de Goclenius (1536-1539). Les progrès de l'institution sont constants ; elle compte bientôt 600 auditeurs et l'on doit agrandir les locaux ; elle devient le véritable centre de culture humaniste à Louvain ; les ultimes attaques de certains théologiens comme Eustache de Sichern et François Titelmans n'ont aucun effet ; le nombre croissant d'auditeurs le prouve. Ce succès ne profite pas seulement aux études littéraires et historiques. La rigueur de la critique textuelle fonde solidement dans les esprits l'idée que la science véritable ne s'inféode pas à la tradition mais naît de l'étude attentive de l'objet même de l'investigation. Gemma, Mercator, Dodonée et Vésale ne font qu'appliquer dans leurs disciplines respectives les sains principes critiques dont le Trilingue les avait armés. Ces pages de lumineuse démonstration constituent une réponse décisive aux théories de la jeune école italienne qui, avec une partialité brutale, et pour des raisons souvent affectives ou confessionelles, disjoint et oppose même l'esprit humaniste et l'esprit scientifique (x).

Les progrès du Trilingue suscitent, à l'étranger, des tentatives d'imitation comme le Collège Saint- Jérôme à Alcala et le Collège Royal à Paris, dont le chanoine de Vocht retrace la laborieuse naissance. Il n'y a pas assez mis l'accent sur le rôle d'un ancien du Trilingue, Barthélémy Latomus, dont le premier discours inaugural est une profession de foi humaniste. L'auteur signale, en passant, les difficultés financières des professeurs du Collège Royal mais croit qu'elles ont été exagérées (p. 90 : rumour may have exagerated the facts). Nous ne le croyons pas ; pendant de longs mois les professeurs ne touchèrent la moindre rétribution. Cela ressort clairement de Y Elegiacon (2) que Latomus envoya, pour s'en

(1) Ces idées sont exposées d'une façon modérée dans les ouvrages de G. Toff anin, et surtout dans sa Storia dell' Umanesimo (Naples, 1933). Ses épigones sont plus radicaux, voir p. ex. E. Di Leo, Umanesimo e Anima Moderna dans Logos, 1937 t. I, et, du même auteur, Scienza e Umanesimo in Girolamo Fracastoro (Salerne, 1953).

(2) Β. Latomi Bombarda, Paris, François Gryphe, 1536, Le Ad splendidissimum Cardinalem Bellaium Elegiacon fait suite à la Bombarda. Cependant, jusqu'à présent, nous ne l'avons trouvé que dans un seul des exemplaires conservés : le premier des deux qu'en possède la Bibliothèque Nationale de Paris.

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