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Le nationalisme arabe

[article]

Année 1957 22-6 pp. 665-670

Metellus -. Le nationalisme arabe. In: Politique étrangère, n°6 - 1957 - 22ᵉannée. pp. 665-670.

DOI : https://doi.org/10.3406/polit.1957.2465

www.persee.fr/doc/polit_0032-342x_1957_num_22_6_2465

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LE NATIONALISME ARABE

Le nationalisme arabe a son origine dans l'effort entrepris au xixe siècle (par des Libanais chrétiens) pour rétablir dans sa pureté et sa dignité la langue arabe. La renaissance (nahda) qui s'ensuivit fut le point de départ d'un mouvement de résistance à la domination ottomane. Ce mouvement était donc opposé dans son principe aux Turcs, et non à l'Occident que ses promoteurs se proposaient au contraire de prendre pour modèle, et dont ils attendaient une aide tant matérielle que morale.

L'entrée en guerre de la Turquie contre les puissances alliées donna en 1917 aux Arabes l'occasion d'un soulèvement armé, qui, conduit par le Chérif Hussein sous l'impulsion du colonel Lawrence avec l'aide de la France et de la Grande-Bretagne, est connu sous le nom de « Révolte Arabe ».

On sait comment ce mouvement ne put atteindre le but qu'il se proposait et qui consistait à créer, sous le sceptre de Hussein, un royaume comprenant toutes les régions arabes encore sous domination ottomane. Celles-ci, réparties en plusieurs pays, ne se virent affranchies de la tutelle de la Porte que pour passer, suivant les cas, sous celle de la France ou de la Grande-Bretagne ; le Hed- jaz, berceau de la Révolte Arabe, étant lui-même enlevé aux Chérif s de La Mecque par la dynastie séoudienne wahhabite.

Les pays créés de cette façon évoluèrent différemment suivant qu'ils étaient confiés au mandat britannique ou au mandat français. Les premiers, Iraq et Trans Jordanie, devinrent des monarchies avec pour souverains les fils du Chérif Hussein — de la famille hachémite — qui reprirent à leur compte le programme de création d'une Grande Syrie ; les seconds, Syrie et Liban, devaient devenir deux républiques attachées à la fois à se libérer du mandat français et, de plus en plus, à se défendre contre les visées hachémites.

L'Egypte, de son côté, s'était affranchie beaucoup plus tôt du joug turc, mais pour passer sous le protectorat britannique. Après

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