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Expansion, stratégies d’implantation et hiérarchisation des communautés halafiennes en Mésopotamie du nord aux VIe et Ve millénaires av. J.-C. : contraintes environnementales et choix sociaux-économiques

[article]

Année 2010 56 pp. 65-78

Gaulon Alain. Expansion, stratégies d’implantation et hiérarchisation des communautés halafiennes en Mésopotamie du nord aux VIe et Ve millénaires av. J.-C. : contraintes environnementales et choix sociaux-économiques. In: Regards croisés sur l’étude archéologique des paysages anciens. Nouvelles recherches dans le Bassin méditerranéen, en Asie centrale et au Proche et au Moyen-Orient. Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 2010. pp. 65-78. (Travaux de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée, 56)

www.persee.fr/doc/mom_1955-4982_2010_act_56_1_1328

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Expansion, stratégies d’implantation et hiérarch isation des communautés halafiennes en Mésopotamie du Nord aux VI e et Ve millénaires av. J.-C.

Contraintes environnementales et ch oix sociaux-économiques

Alain Gaulon 1

En hommage à Lorraine Copeland et Francis Hours 2

Introduction

Au-delà des caractéristiques particulières de la société agropastorale halafienne – architecture rectangulaire et circulaire, céramique peinte, figurines anthropomorphes –, ce qui retient surtout l’attention est son phénomène d’expansion pendant près de 800 ans, entre les VIe et Ve millénaires av. J. ‑C . Les communautés halafiennes, traditionnellement confinées à des régions au-dessus des isohyètes des 220‑250 mm où l’agriculture sèche est possible, ont pourtant essaimé sur un vaste espace allant du Levant aux piémonts du Zagros et de l’Anatolie au bassin de la Diyala, se développant dans différentes zones écologiques. Les premières traces archéologiques proviennent des fouilles, entre 1908 et 1911, des sites de Sakçe Gözü, de Tell Halaf et de Karkemiş, mais aucun point de comparaison n’était envisageable. C’est Woolley qui songea, le premier, à associer la céramique trouvée sur les trois sites (Garstang 1908 ; Woolley 1934 ; von Oppenheim, von Schmidt 1943). Les fouilles effectuées par Mallowan dans le Khabur et les premières découvertes dans des zones éloignées comme à Tilkitepe, près du lac de Van, ont conduit à s’interroger pour la première fois sur l’expansion halafienne. La première grande synthèse a été celle de Perkins, en 1949, mais la présentation restait descriptive. Par la suite, les données ont souvent été présentées par régions et toujours sous le prisme de la diffusion céramique. Les causes de cette expansion n’ont jamais été distinguées avant les articles de Copeland et Hours en 1987 (Perkins 1949 ; Watson 1983 ; Copeland, Hours 1987a, 1987b). De nombreuses hypothèses, liant des contraintes de subsistances ou des choix sociaux et économiques, ont été émises : la pression démographique, liée à des ressources alimentaires insuffisantes, obligeait des populations à se déplacer ; les gens essayaient de se rapprocher des gîtes de matières premières ; le départ d’une fraction de la population permettait d’éviter l’implosion du village. Pourtant, les raisons de ce phénomène n’ont jamais été envisagées en fonction des voies de migration et des implantations des nouveaux villages. Les populations devaient suivre des parcours précis et étaient parfois contraintes à des adaptations liées à leur nouveau milieu. Quelques sites se sont implantés à la limite entre les régions, plaine et terrasse, où l’agriculture sèche est possible, ainsi que dans la zone plus aride de la steppe où les ressources, en eau notamment, ne facilitent pas la pratique agricole, mais où le produit de la chasse redevient une part importante des subsistances.

1. M AE, UMR 7041, Université Paris 1, alain. gaulon@ mae. u-paris10. fr 2. Je voudrais remercier Jean-Daniel Forest, Emmanuelle Hubert-René, Katrien Rutten et le lecteur anonyme pour les suggestions et les réflexions inspirées par cet article ainsi que Jessica Giraud pour la partie cartographique. Je remercie également les organisateurs de ce colloque, en particulier Marie-Laure Chambrade, pour leur motivation et leur soutien.

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