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L’approche géoarchéologique

[article]

Année 2010 56 pp. 17-30

Fouache Eric. L’approche géoarchéologique. In: Regards croisés sur l’étude archéologique des paysages anciens. Nouvelles recherches dans le Bassin méditerranéen, en Asie centrale et au Proche et au Moyen-Orient. Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 2010. pp. 17-30. (Travaux de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée, 56)

www.persee.fr/doc/mom_1955-4982_2010_act_56_1_1324

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l’approch e géoarch éologique

Éric Fouac he 1

Introduction

L’application à l’archéologie des méthodes et techniques utilisées en géologie est à l’origine une pratique de préhistoriens, de géologues et de quaternaristes longtemps centrée sur la reconstitution des cadres chronostratigraphique et climatique du Quaternaire (Berger et al. 2000). Cette approche est toujours très productive comme en témoignent, si nous restons dans un cadre français, les travaux de collègues comme Pastre ou Antoine (Pastre et al. 2003), Fedoroff et Courty (2005). Dans les années soixante-dix, sous l’impulsion notamment de l’université de Cambridge et de Claudio Vita-Finzi (1969), mais aussi de la New Geography, puis de la New archaeology, plus théorique et modélisatrice, cette pratique s’est ouverte à la «relation homme / milieu » , au «territoire anthropisé » , à «l’archéologie du paysage » et à l’étude d’une période peu étudiée jusque-là : l’Holocène. Cette pratique nouvelle, nous préférons l’appeler «approche géoarchéologique » , plutôt que «géoarchéologie » . En effet, de notre point de vue, il ne s’agit pas d’une nouvelle discipline, mais d’une nouvelle perspective interdisciplinaire à cheval sur les sciences humaines et les géosciences. Cette dernière fédère les méthodes et les outils de plusieurs disciplines au service de thématiques de recherches environnementales dans le champ de l’archéologie, à différentes échelles, dans une perspective intra-site comme régionale. Trop souvent la géoarchéologie est présentée comme un catalogue d’interventions successives dans le domaine de la géomorphologie, de la sédimentologie, de la pédologie, de la stratigraphie, de la géochronologie, de la micromorphologie, de la palynologie, de la malacologie, etc., présentées comme une liste de techniques de laboratoires (Waters 1992 ; Rapp, Hill 1998). L’École géoarchéologique française s’inscrit également dans ce courant, mais une partie de son originalité et de sa richesse provient du fait que, plus qu’ailleurs, les approches géographiques et géomorphologiques gardent une place centrale. Les géomorphologues français ont eu très tôt conscience, notamment chez les chercheurs travaillant dans le bassin méditerranéen, que les fluctuations climatiques et l’action de l’homme avaient pu constituer les facteurs déclenchants de changements environnementaux et, de surcroît, dans des combinaisons dont le rôle respectif est souvent difficile à attribuer à l’un ou à l’autre de ces agents (Neboit 1983 ; Fouache 1999). Leurs recherches, impulsées en partie par Pierre Birot, se sont concentrées sur l’étude de morphogenèses originales, sismicités, crises érosives et alluvionnement importants (Ballais, Bousquet, Dufaure, Jorda, Neboit, Péchoux, Provansal, Vogt), métamorphoses fluviales (Bravard, Arnaud, Fassetta), dynamiques spécifiques aux milieux littoraux (Dalongeville, Paskoff, Pirrazoli, Provansal, Sanlaville, Morhange, Goiran, Vella), ou aux zones arides (Coque, Gentelle, Geyer), lesquelles avaient pu avoir des impacts majeurs sur les paysages.

1. Professeur à l’Université de Paris 10 Nanterre •Président du «Groupe Français de Géomorphologie» •Chairman of the «Working Group on Geoarchaeology» (IAG) •eric. g. fouache@ wanadoo. fr

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