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Avant-propos

[liminaire]

Année 2010 56 pp. 9-11

Avant-propos. In: Regards croisés sur l’étude archéologique des paysages anciens. Nouvelles recherches dans le Bassin méditerranéen, en Asie centrale et au Proche et au Moyen-Orient. Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 2010. pp. 9-11. (Travaux de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée, 56)

www.persee.fr/doc/mom_1955-4982_2010_act_56_1_1322

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avant-propos

Les rencontres internationales «Broadening Horizons / Élargir les Horizons » ont été initiées en 2005 par des étudiants de l’université de Gand en Belgique. Elles réunissent des jeunes chercheurs, issus de disciplines éloignées, travaillant sur la restitution des paysages anciens au Proche-Orient. Elles se veulent le reflet de la richesse pluridisciplinaire qu’offre l’étude des paysages et visent à croiser les projets, interrogations et idées de jeunes chercheurs qui ont rarement l’occasion de se rencontrer et d’échanger. La diversité des horizons (disciplines, périodes et terrains d’étude) se reflète au sein du comité organisateur du colloque BH2. Chacun dans notre domaine de spécialité ; du Néolithique, âges du Bronze et du Fer aux périodes antiques, et de la côte égyptienne à la plaine de Persépolis en Iran, en longeant le Levant ; nous partageons tous des questionnements sur les paysages anciens, et plaçons l’archéologie au coeur de nos préoccupations.

Paysages anciens et archéologie

Rejoignant la définition de Bernard Geyer donnée en introduction, le paysage est un espace perçu 1

et ne se dévoile que lorsque l’oeil l’analyse. Les paysages naissent, se construisent, évoluent sans cesse au gré des processus naturels et des interactions entre l’Homme et son milieu, ce qui contribue à leur grande variété. L’archéologie, «science des choses anciennes » (d’après Le Petit Robert), s’intéressait à l’origine surtout aux périmètres propres aux sites archéologiques. Par la suite, son champ d’étude s’est étendu aux abords immédiats du site et à son environnement plus large (micro-région, région) en intégrant les études épigraphiques, toponymiques, puis les sciences de l’environnement (géographie, géomorphologie, archéobotanique, archéozoologie…). Cette évolution vers une pluridisciplinarité permet de comprendre, au-delà de l’histoire de l’Homme, son rapport avec le milieu, par la restitution des paysages anciens ou paléo-paysages, «le développement des différents paysages étant contingenté à la fois par l’écologie locale et par les facteurs sociaux ou culturels » 2. La réunion de ces disciplines est nécessaire car pour comprendre les paysages actuels il faut percevoir ce qu’ils ont été par le passé et inversement. L’étude des paysages anciens, vaste et complexe champ de recherche, se caractérise donc par le rassemblement des sciences de l’Homme et de l’environnement autour de problématiques communes.

1. «[ le sens du mot paysage] serait aussi bien l’action de percevoir le pays que l’observation des traits qui le caractérisent» (Avocat 1982, Revue de Géographie de Lyon).

2. «[…] The development of different landscapes is contingent upon both local ecology and social or cultural factors.» (Wilkinson T. J. 2003, Archaeological Landscapes of the Near East, The University of Arizona Press, 260 p.).

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