L'EMPEREUR ANASTASE ET SA POLITIQUE RELIGIEUSE
L'édit d'union (Henotique), imaginé par le patriarche Acaee et promulgué par l'empereur Zenon, n'avait eu qu'un succès relatif. Les Egyptiens, qu'il devait ramener, ou lui faisaient grise mine ou, s'ils l'acceptaient, l'interprétaient dans leur sens, nettement défavorable au pape Léon et au concile de ( 'halcédoine. Le haut personnel de cette affaire disparut de bonne heure et presque en même, temps: d'abord le patriarche d'Antioche, Pierre le Foulon (-ÎHH ι, puis Acace de Constantinople (48i)J, puis Pierre Monge Î4!)O): eiiiin (4!)1) l'empereur Zenon. Fravita. successeur d.' Acace. s'empressa, aussitôt élu, (l'écrire au pape Félix et à Pierre d'Alexandrie. Ni l'un ni l'antre ne le trouvèrent à leur gré. Félix était heureux du respect qu'il témoignait à saint Pierre et à sou siège, mais inquiet de ce qu'il ne sY-xpliqnait pas sur la question d'Aeace et de Pierre Monge·. Ce dernier l'approuvait de condamner Xestorius et Kutychès, mais regrettait qu'il ne leur adjoignit pas le pape Léon et le concile de ( 'halcédoine l.
Fravita ne siégea que quatre mois. Ce n'est pas lui qui reçut les réponses ù ses lettres. A sa place, au printemps de l'année 400,
1 On n'a plus la lettre de- Fravita au pape, mais la réponse de celui-ci * J. BL">), ou plutôt une série de lettres (J. Ηΐ^-βίο) écrites par lo pape à cette occasion, à l'empereur Zenon, à Fravita, à Thabissius, archimandrite à Constantinople, enfin à Pévéque V'etranio. La lettre de Fravita à Pierre Atonie et la réponse de celui-ci sont conservées dans l'histoire de Zacharie (WM. ó. fi).
Misc., VI,
Më lam/ es Λ' Arch, ut d'Hist. 1912. 22

















