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Les larmes du Christ dans l'exégèse médiévale

[article]

Année 1994 27 pp. 37-49
Fait partie d'un numéro thématique : Du bon usage de la souffrance
  • Zombory-Nagy Piroska. Les larmes du Christ dans l'exégèse médiévale. In: Médiévales, n°27, 1994. Du bon usage de la souffrance, sous la direction de Piroska Zombory-Nagy et Véronique Frandon. pp. 37-49.

    DOI : https://doi.org/10.3406/medi.1994.1309

    www.persee.fr/doc/medi_0751-2708_1994_num_13_27_1309

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    Médiévales 27, automne 1994, pp. 37-49 Piroska ZOMBORY-NAGY

    LES LARMES DU CHRIST DANS L'EXÉGÈSE MÉDIÉVALE1

    D'après le Nouveau Testament, Jésus pleura trois fois dans sa vie. Le dernier épisode, le plus connu, dont le souvenir l'emportera dans les mentalités communes de la fin du Moyen Âge jusqu'à notre époque, se trouve dans l'Épître aux Hébreux (5, 7). En se retirant pour prier dans le jardin des Oliviers après la Cène, Jésus versa des larmes de douleur à la pensée de sa Passion :

    « C'est lui qui, aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété, tout Fils qu'il était, apprit, de ce qu'il souffrit, l'obéissance... »

    Cette image familière du Dieu incarné en homme de douleur distille l'essentiel de la représentation christique de la modernité occidentale, par contraste avec le Christ-roi glorieux de la période carolingienne. Affliction et pleurs s'associent ici : cette figure du Christ incarne la souffrance humaine que Dieu assume pour notre salut. Mais si Jésus fond en larmes trois fois lors de sa vie terrestre, seules les larmes de l'Épître expriment sa souffrance. Examinons donc les deux autres cas.

    La première scène des larmes du Christ selon la chronologie de l'histoire sainte est relatée par l'Évangile de Jean (11, 35) : Jésus pleure avant de ressusciter Lazare. Son esprit frémit alors, il se trouble à la vue de Marthe et des Juifs en pleurs : il a les larmes aux yeux, il pleure (lacrymatus est). Les Juifs voient en ses larmes une preuve de son amour pour Lazare ; mais Jésus ne pouvait pleurer sur la perte de son ami qu'il allait ressusciter. Il connaissait son pouvoir et son rôle.

    1. Je tiens à remercier Nora Berend, Alain Boureau, Gilbert Dahan, Véronique Frandon et Sylvain Piron pour leurs généreux conseils, aides et relectures.

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