Collection EDYTEM -n° 19 -2017 205 DYNAMIQUE GÉOMORPHOLOGIQUE DES TORRENTS INTÉRÊT DE L’EMPLOI DES APPAREILS PHOTOGRAPHIQUES AUTOMATIQUES
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G PITON1, J BERTHET2, C BEL1, F FONTAINE1, H BELLOT1, E MALET2, L ASTRADE2, F LIEBAULT1, A RECKING1, M JUPPET3, K ROYER3
1 Univ. Grenoble Alpes, IRSTEA, UR ETNA, 2 rue de la papeterie, 38402 St Martin d’Hères.
2 EDYTEM -UMR 5204 CNRS, Université Savoie Mont Blanc, Pôle Montagne, 73370 Le Bourget du Lac cedex.
3 ONF-RTM, Services de l’Isère et des Alpes Maritimes, 9 Quai Créqui, 38026 Grenoble Cedex. Contact : guillaume. piton@ irstea. fr
R
A
Introduction
Le terme torrent désigne les ruisseaux de montagnes qui présentent une forte activité géomorphologique, c’est-à-dire une tendance à éroder et à déposer de larges volumes de sédiments et de f lottants lors des crues, relativement à la faible taille de leur bassin versant (Fabre, 1797). Les crues des torrents et leur activité morphogène restent des processus mal connus (Recking et al., 2013). La compréhension de la dynamique des événements extrêmes, en particulier, souffre du faible nombre d’observations directes, lié à leur rareté, à leur imprévisibilité et surtout à leur rapidité. Ils se déroulent sur des échelles de temps de l’ordre de l’heure : trop courtes pour se rendre sur place, déployer des capteurs et enregistrer correctement, et en sécurité, les processus de crues. Chaque épisode de pluie intense ne déclenchant pas systématiquement une lave torrentielle ou une crue morphogène (Bel et al., 2016), anticiper des mesures directes des crues est illusoire. L’acquisition de nouvelles observations doit donc passer par l’automatisation de ces dernières et par une présence permanente sur site.



















