Couverture fascicule

Allocution à l'occasion du décès de M. Henri Laoust, académicien ordinaire

[note biographique]

doc-ctrl/global/pdfdoc-ctrl/global/pdf
doc-ctrl/global/textdoc-ctrl/global/textdoc-ctrl/global/imagedoc-ctrl/global/imagedoc-ctrl/global/zoom-indoc-ctrl/global/zoom-indoc-ctrl/global/zoom-outdoc-ctrl/global/zoom-outdoc-ctrl/global/bookmarkdoc-ctrl/global/bookmarkdoc-ctrl/global/resetdoc-ctrl/global/reset
doc-ctrl/page/rotate-ccwdoc-ctrl/page/rotate-ccw doc-ctrl/page/rotate-cwdoc-ctrl/page/rotate-cw
Page 577

SÉANCE DU 18 NOVEMBRE 1983 577

SÉANCE DU 18 NOVEMBRE

PRESIDENCE DE M. PAUL-MARIE DUVAL, PRESIDENT

Le Président fait part à l'Académie du décès de M. Henri Laoust, survenu le 12 novembre 1983. Il prononce une allocution.

Mes chers Confrères,

Vous avez appris que nous ne reverrons plus Henri Laoust, qui s'est éteint samedi dernier, le 12 novembre, dans sa 79e année, à Rognes près d'Aix-en-Provence où il s'était retiré ; ses obsèques ont eu lieu dans la plus stricte intimité, au nouveau cimetière d'Aix. Nous ne l'avions pas vu parmi nous depuis le printemps de 1982, à Paris pour la dernière fois. De graves et complexes ennuis de santé, s'ajoutant à des tristesses familiales répétées, avaient assombri de façon particulièrement cruelle ses dernières années : il les a passées dans le Midi, allant de maison de repos en hôpitaux, et la mort l'a délivré subitement de ses souffrances. Il était des nôtres depuis 1974, occupant le fauteuil de Paul Deschamps.

Né à Fresnes-sur-Escaut, c'était un homme du Nord conquis par l'Afrique et séduit par les pays de l'Islam : élevé à Rabat dans la tradition de l'école laïque par un père directeur de l'Institut des hautes études marocaines et qui fut un pionnier des recherches sur le berbère, il termina ses études, commencées au lycée Gouraud et continuées à Louis-le-Grand, par les licences d'arabe et de philosophie, l'École normale et l'agrégation d'arabe. Élève de Gaudefroy- Demonbynes et de Louis Massignon, il fut boursier à l'Institut de Damas, puis envoyé à l'Institut français d'archéologie orientale du Caire, où il passa cinq années ; après un enseignement à la Médina de Constantine, il entra à l'Institut français d'études arabes de Damas auquel il fut attaché, comme secrétaire puis comme directeur, pendant dix-neuf ans, de 1937 à 1956, tout en étant professeur à l'université de Lyon de 1946 à 1956, date de son élection au Collège de France où il enseigna la sociologie du monde arabe — à la suite de Massignon — jusqu'en 1975.

doc-ctrl/page/rotate-ccwdoc-ctrl/page/rotate-ccw doc-ctrl/page/rotate-cwdoc-ctrl/page/rotate-cw
doc-ctrl/page/rotate-ccwdoc-ctrl/page/rotate-ccw doc-ctrl/page/rotate-cwdoc-ctrl/page/rotate-cw
doc-ctrl/page/rotate-ccwdoc-ctrl/page/rotate-ccw doc-ctrl/page/rotate-cwdoc-ctrl/page/rotate-cw