TRAVAUX ARCHÉOLOGIQUES À KARNAK 279
COMMUNICATION
TRAVAUX DU CENTRE FRANCO-ÉGYPTIEN DE KARNAK
DE 1978 À 1981, PAR M. JEAN-CLAUDE GOLVIN
L'objet de la présente communication est de retracer le bilan des trois dernières années d'activité à Karnak. Certes, cette période semble bien courte par rapport à la durée des travaux considérables assumés par Georges Legrain de 1895 à 1917 ou Henri Chevrier de 1926 à 1954, mais elle est comparable à celle que Maurice Pillet consacra à Karnak de 1921 à 1925.
Nous ne ferons pas, bien entendu, l'offense à cette assemblée de présenter le site de Karnak, puisque depuis la fondation du Centre franco-égyptien, en 1967, M. Jean Laufïray a exposé plusieurs fois consécutives les travaux effectués sous sa direction1.
Il s'agit aujourd'hui d'évoquer les activités qui se sont développées sur le terrain à partir du lancement d'un nouveau grand programme en 1978 ainsi que les principaux résultats obtenus. Deux missions préparatoires avaient permis de définir les principaux axes de l'action à mener2, qui fut concentrée autour de quelques thèmes principaux qu'il convient maintenant d'évoquer.
1. M. Jean Laufïray, architecte D.P.L.G. a assumé la direction du Centre franco-égyptien depuis sa création en 1967 jusqu'en décembre 1978. La nouvelle direction constituée en 1979 comprend MM. Jean-Claude Golvin, Directeur du Centre franco-égyptien et de la Mission permanente du CNRS de Karnak, Jean- Claude Goyon, co-directeur égyptologue, Sayed Abd-el-Hamid, co-directeur du Centre, Farag Abd-el-Motleb et Michel Azim, adjoints à la direction, en application des termes du Protocole intergouvernemental de création du Centre franco- égyptien signé en 1967. Le Centre franco-égyptien est placé sous l'égide du Centre National de la Recherche Scientifique, du Ministère des Affaires étrangères et de l'Organisation des Antiquités de l'Egypte.
2. La première mission effectuée en 1977 a permis de prendre un premier contact avec le Centre franco-égyptien et ses programmes ; elle avait pour but d'étudier en collaboration avec M. Azim le problème de l'abattage de l'obélisque du VIIe pylône effectué à l'époque de Constantin Ier (article à paraître dans Karnak VII). La seconde mission eut lieu en 1978, également à la demande de M. Laufïray et de M. Roland Martin, membre de l'Institut, Directeur du Service d'architecture antique du CNRS. Elle permit de définir un nouveau programme centré sur la restauration du IXe pylône qui fut approuvé par la Commission supérieure mixte du 6 mars 1978.

















