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L'homo communicans
Jacques Mousseau
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La communication est devenue la panacée de la société contemporaine. En serait-elle la tarte à la crème? Le mot en est devenu le maître mot. Sa définition est-elle claire pour chacun? Ne varie-t-il pas entre information, échange et manipulation? La communication s'est installée au sommet de l'échelle de la réussite. Le secteur économique de la communication serait celui qui connaît le plus fort développement. Un jeune homme (une jeune fille) est-il entreprenant, impatient de briller et de s'imposer? Il choisit un des métiers de la communication. Tel autre jeune homme (telle autre jeune fille) est-il indécis sur sa vocation, sur le choix d'une profession? On lui conseille le secteur de la communication, aux cent, aux mille visages. Le développement et la multiplication des machines à communiquer paraissent suffire à justifier cet engouement. Le xxe siècle a apporté à chacun le téléphone, inventé la radio, la télévision, l'informatique1. Depuis peu, les satellites accroissent le pouvoir communicant de ces inventions et transforment la planète en un village, selon la prévision de Marshall McLuhan. La fin du siècle devrait confirmer les noces de l'informatique et de l'électronique
1. Voir Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne, La Découverte, 1991, Paul Griset, Les révolutions de la communication, xix* et xxe siècles, Hachette- Supérieur, 1991.


















