TEXTES EN KMER MOYEN Inscriptions modernes ď Angkor 2 et 3
PAR
Saveros LEWITZ
A Monsieur Louis Godard.
Introduction
Les principales œuvres en khmer moyen qui nous sont connues peuvent être classées en trois catégories :
1. les épopées : Râmakerti et Lpoek Nagarvatt « L'édification d'Angkor
Vat » ;
2. les Cpâp' ou « Traités de morale » ;
3. les inscriptions dite « modernes » dont la majorité se trouvent gravées
sur les murs d'Angkor Vat, d'où le nom d'Inscriptions modernes d'Angkor (IMA).
Ces dernières sont toutes des salyapranidhân, « vœux de vérité ». Des fidèles bouddhistes, upâsak et upâsikâ, examinent les actes pieux qu'ils ont accomplis jusqu'à un certain moment de leur vie et, ainsi fortifiés dans leur foi, rassérénés et forts du bénéfice de leurs mérites (phalânisans), ils formulent des vœux soit pour eux-mêmes, soit pour autrui.
Ces textes furent étudiés par Aymonier1 qui en a donné des résumés plutôt que des traductions (sauf pour Г IMA 38 qu'il a appelée « la grande inscription »). Plus tard, ils furent publiés en écriture khmère par l'Institut bouddhique de Phnompenh2 sur les conseils de M. George Cœdès
(1) Le Cambodge, vol. III, 1904, p. 282-324. Voir aussi JA, 1899, p. 493-529 et 1900, p. 143-175. (2) Silâcârjk Nagarvatt ou Inscriptions modernes d'Angkor, Phnom-Penh, lre édition 1940, 2e édition 1958, in-8°, 206 p. avec cartes.



















