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Éléments pour une histoire de la fructiculture en France : données archéobotaniques de l'Antiquité au XVIIe siècle

[article]

Actes du Ve Congrès international d'Archéologie Médiévale (Grenoble, 6-9 octobre 1993)

Ruas Marie-Pierre. Éléments pour une histoire de la fructiculture en France : données archéobotaniques de l'Antiquité au XVIIe siècle. In: L'homme et la nature au Moyen Âge. Paléoenvironnement des sociétés occidentales. Actes du Ve Congrès international d'Archéologie Médiévale (Grenoble, 6-9 octobre 1993) Caen : Société d'Archéologie Médiévale, 1996. pp. 92-105. (Actes des congrès de la Société d'archéologie médiévale, 5)

www.persee.fr/doc/acsam_0000-0000_1996_act_5_1_1099

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Marie-Pierre RUAS

Introduction

Ces dernières années, dans le champ de l'archéobo- tanique, plusieurs travaux ont commenté peu ou prou l'attestation en France de quelques espèces fruitières, entre la Préhistoire récente et le Moyen Age, à travers les semences (Marinval, 1988a et b ; Ruas, 1990, 1992 a et b ; Buxo, 1992), les bois (Chabal, 1991a ; Durand, 1991) et les pollens (Marguerie, 1992), autant de témoins sylvo-agricoles, alimentaires et économiques des communautés humaines disparues. Des synthèses interdisciplinaires ont par ailleurs discuté de l'origine et de la diffusion de l'oléiculture en Gaule romanisee (Laval etalii, 1990 ; Leveau etalii, 1991), de la viticulture (Dion, 1959 ; Marinval 1988b ; Py, 1990) ou de l'histoire et de l'exploitation du Châtaignier (Bruneton-Governatori, 1984). Des articles monographiques ont posé le problème de l'indigénat en France du Noyer à partir des pollens (Renault-Miskovsky etalii, 1984) ou de l'Amandier à travers les découvertes de charbons de bois (Chabal, 1991b). Des analyses palynologiques en Languedoc ont fait depuis longtemps résonner le quatuor "Vigne, Noyer, Olivier, Châtaignier" comme indicateurs de la pression anthropique aux premiers siècles de notre ère (Planchais et Duzer, 1978) ou le duo "Noyer, Châtaignier" pour le Bassin Parisien (Van Zeist et Van der Spoel-Walvius, 1980) ; l'évolution de ces essences dans le spectre pollinique et, par déduction, dans le paysage s'accompagnant de celle des "Céréales" ou plus précisément du "Seigle".

Ce bref inventaire ne prétend guère citer tous les articles et notules existant à propos de la mention de telle ou telle espèce fruitière dans tel site. Il résume quelques-uns des points de réflexion qu'a suscités en France dans chacune des branches de l'achéobotanique la découverte des restes archéologiques de ces plantes utilitaires. Hormis deux privilégiés dont les produits mythiques (huile et vin !) jouissent d'un engouement bien compréhensible à plusieurs égards (Brun, 1986 ; Chevallier, 1990 ; Garder, 1990 ; Amouretti et Brun, 1993), pour ne citer que des ouvrages récents, l'archéologie des autres fruitiers n'a guère dépassé le stade de la collecte documentaire. A. Chevalier (1939 p. 641) avait pourtant souligné l'intérêt d'examiner "en particulier" les genres Poirier, Pommier, Cognassier, Pêcher, Prunier, Cerisier, Abricotier, etc. "pour

cher l'origine des variétés actuellement cultivées dans toute la région méditerranéenne". Des conservatoires d'espèces et de variétés existent certes en quelques régions. Les enquêtes ethnobotaniques permettent d'engranger les savoirs populaires autant que les variétés fruitières du patrimoine local (Marchenay, 1981). En outre, les premiers "traités" et recueils d'agronomie et d'horticulture puis, au XVIIIe-XIXe siècle, ceux de pomo- logie, ont enregistré une multitude de variétés connues, voire consommées aux époques successives. Descriptions ou simples répertoires à "la Prévert", ces écrits dissertent sur les techniques, les savoir-faire, vus ou entendus, pratiqués ou qu'il convenait de pratiquer dans le jardin et le verger. Les actes de redevances, les réceptaires culinaires et les préceptes diététiques ont permis parallèlement aux historiens de l'alimentation d'appréhender le statut économique et social des fruits. Plusieurs colloques d'histoire ont donné une large place aux fruits dans les propos sur les jardins et vergers (Flaran 9, 1989) ; le vignoble (Flaran 11, 1991), les nourritures et la diététique (Margolin et Sauzet, 1982 ; Menjot, 1984 ; Meiller et Vannier, 1991 ; Lambert, 1992). J. André (1981 - 1re édition en 1961), enfin, a servi au lecteur une copieuse synthèse de référence sur l'alimentation romaine antique perçue à partir des auteurs latins.

En dépit de tous ces travaux nés des sources archéologiques, textuelles et iconographiques, l'histoire des fruits et de la fructiculture demeure fragmentaire et dispersée. Les comparaisons entre les diverses traces, entre les variétés citées dans les textes et les diagnoses archéobotaniques, entre les techniques décrites et les empreintes archéologiques de la pratique culturale, entre les prescriptions diététiques et l'observation des déchets alimentaires restent à entreprendre. Les résultats obtenus à partir des différents restes d'une même espèce n'ont eux-mêmes jamais fait l'objet d'une synthèse. Le discours sur la plupart des fruitiers s'éparpille dans les travaux spécialisés de chacun.

L'objectif de notre propos n'est pas d'écrire cette synthèse qui exige une publication collective et plusieurs années de recherche interdisciplinaire, mais de dresser un bilan diachronique des découvertes archéobotaniques en France en signalant les limites de cette approche et les observations nouvelles sur quelques espèces.

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