La céramique Base Ring (montée à la main), caractéristique de l'Age du Bronze Récent de Chypre, se distingue des autres productions par la minceur de ses parois et ses qualités sonores de "Metallic Ware". Les prospections archéologiques n'ont pas encore permis de retrouver ses lieux de fabrication. L'examen microscopique, complété par des analyses à la microsonde, nous apprend que la Base Ring est faite de terres argilo-micacées illitiques particulières dont les lieux d'extraction possibles sont limités aux affleurements de la « Formation de Mamonia ' situés dans la Chaîne de Kyrénia et dans le Sud-Ouest de l'Ile de Chypre (Trias à Maestrichtien Inférieur).
Cypriote Base-Ring Ware (Hand-made) ceramics of the Late Bronze Age can be distinguished from other pottery types by their thin walls and sonorous qualities (called Metallic Ware). The exact geographic source of this pottery has not been identified archaeologically. Pétrographie microscope and electron microprobe studies indicate that the Base-Ring Ware is made from clays rich in ferric illite and micas. Mineral analysis indicates that the source of the clays must be limited to outcrops of the "Mamonia Formation" situated both in the Kyrenia Range to the North and in the Southwestern part of Cyprus (rocks of Triassic to Early Maestrichtian Age).

Examen microscopique et analyse à la microsonde des céramiques "Base Ring" du Chypriote Récent


PALÉORIENT Vol. 7/1 1981

EXAMEN MICROSCOPIQUE ET ANALYSE À LA MICROSONDE DES CÉRAMIQUES "BASE RING" DU CHYPRIOTE RÉCENT

L. COURTOIS

L'âge du Bronze Récent, qui fut pour l'Ile de Chypre l'une des périodes prospères de son histoire, lorsqu'on en étudie la céramique, se caractérise, en particulier dans ces deux premières phases dites : Chypriote Récent I et II (C.R. I et II) (1), par une remarquable diversité. Ainsi en plus de très nombreux tessons provenant des niveaux de destruction des anciennes cités et agglomérations villageoises, les fouilles de tombes ont livré un matériel céramique abondant et intact qui a permis la réalisation de classifications typologiques très précises.

Parmi les classes de céramiques tournées largement commercialisées on peut citer par exemple la poterie à décors bichromes (dite : palestinienne) dont la zone originelle de création n'est pas encore connue, la solide Red Lustrous remarquable par l'homogénéité de sa pâte, et les beaux vases créto-mycéniens importés d'Egée. Et parmi les poteries montées à la main, suivant la tradition chypriote : la White Slip Ware à engobe porceláne ou les légères et élégantes Base Ring Ware qui doivent leur nom à la base en anneau qui les supportent.

C'est cette dernière classe de poterie qui retiendra maintenant notre attention, car c'est l'une des productions les plus caractéristiques du Chypriote Récent I et II définie avec précision par Sjoqvist(2), qui a également décrit son évolution.

Ensuite, P. AstrômO) a donné une étude de répartition géographique exhaustive de \aBase Ring largement commercialisée dans l'Ile de Chypre, au Proche-Orient (Syrie, Palestine, Egypte) et en Egée (Troie, Rhodes).

Cette classe regroupe des vases aux formes assez variées : bols carénés, cruchons, gourdes, cruches à cols plus ou moins étroits, et récipients zoomorphes ou plus rarement anthropomorphes (4).

Au cours du Chypriote Récent on remarque une évolution des profils de vase et des modes de finition des surfaces qui permettent de distinguer deux grands types successifs : la Base Ring I qui apparaît au C.R. I, se maintient tout au long du C.R. II et comprend des céramiques lustrées ornées de cordons en relief inspirés du motif du serpent stylisé. Puis le groupe des Base Ring II qui se distingue par une surface engobée sombre à noire, ornée de traits parallèles de peinture blanchâtre.

Cependant la pratique archéologique nous apprend qu'avant d'être reconnu grâce à sa forme ou à son décor, le moindre tesson Base Ring (de trop faibles dimensions pour apporter des informations sur le profil du vase dont il provient) est immédiatement reconnu du spécialiste à la qualité de sa pâte. Cette céramique présente des caractères particuliers qui la distinguent des autres productions du Chypriote Récent : en premier lieu une finesse de paroi, inspirée de la vaiselle métallique, qui lui est propre (5). Il faut toutefois rappeler qu'il y a deux types de pâte Base Ring, l'un modérément cuit dit "Leather Ware" dont la couleur est brun clair à légèrement orangé, couvert d'un engobe lustré brillant (B.R. I exclusivement); l'autre, plus courant (6), fortement cuit, en terre cuite dense, grise, sonore sous le choc, dit "Metallic Ware", de couleur grise (« G ») à

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(1) KARAGEORGHIS 1965: 107-184. (2) SJOQVIST 1940: 20-40 et HENNESSY 1964: 48-56. (3) ÁSTRÓM 1972: 700-701, 709-754. (4) SCHAEFFER 1979: 286-291. (5) Les plus fines parois ont une épaisseur de 2,5 mm. (6) Ce type de pâte est commun aux B.R. I et B.R. IÍ.

ÉTUDE DES CÉRAMIQUES « BASE RING » DU CHYPRIOTE RÉCENT

rougeâtre (« В »), couvert d'un engobe brun à noir mat, et ayant quelquefois des reflets cuivrés qui font évoquer, suivant R. Amiran, le cuivre patiné. Ces deux types ont fréquemment un cœur de pâte gris (blue-grey core) (7) et le faciès metallic ware présente des petits défauts en surface dus à l'éclatement de l'engobe lors de la recarbonisation des quelques grains de calcite du dégraissant.

Malgré ces traits caractéristiques, la définition matérielle exacte de la Base Ring Ware nécessite une étude plus approfondie que la seule description de son aspect; principalement parce que la question suivante se pose à son sujet : doit-elle ses qualités à un savoir technologique particulier ou bien au choix des terres argileuses

différentes de celles utilisées pour les poteries

nes

I - LA MICROSCOPIE OPTIQUE

Afin de répondre à cette question portant sur le matériau Base Ring, il est nécessaire de faire appel à des moyens scientifiques d'investigation divers et complémentaires comprenant dans un premier temps la micro- scopie optique. Dans ce but nous avons regroupé un lot de vingt-huit échantillons appartenant tous à la Base

TABLEAU I Examen au microscope polarisant

146

I - La microscopie optique

ÉTUDE DES CÉRAMIQUES « BASE RING » DU CHYPRIOTE RÉCENT

Ring Ware « stricto sensu » (tableau I) montée à la main. La proto Base Ring Ware, les imitations tardives telles que les pseudo Base Ring en terre rouge tendre (8), le bucchero et les 'Wheel-Made" Base Ring (9) n'ont pas été retenus pour la présente étude.

L'examen au microscope permet de distinguer deux faciès de fond de pâte pour les poteries Base Ring(\0) ■. le premier anisotrope présentant l'aspect fluidal habituel des terres purement argileuses (dont les minéraux argileux sont bien développés), dépourvu de dispersion de calcite microcristalline, contenant des quartz fins et de minces paillettes de micas blancs et colorés (d'aspect plus ou moins altéré); le second isotrope parce qu'une cuisson céramique élevée a déstructuré non seulement les minéraux argileux mais aussi une partie des micas.

L'une des particularités de la Base Ring, la minceur de ses parois, a obligé le préparateur de lames minces à tailler certains échantillons suivant un plan « presque tangentiel » à la surface et non suivant un plan transversal passant par l'axe du vase (lorsque celui-ci est de section circulaire). Les lames presque tangentielles permettent d'observer les minéraux phylliteux préférentiel- lement suivant leur axe cristallographique (001). Ces conditions d'observation dans le cas présent offrent l'avantage de faire apparaître un reste de structure grumeleuse très diffuse nous indiquant que la terre argileuse n'a pas été très élaborée avant son utilisation : elle n'a été ni décantée ni homogénéisée, mais seulement rapidement triée et malaxée. Cette orientation particulière des agglomérats de minéraux phylliteux facilite l'observation de très fins cristallites, isotropes semi- opaques, assemblés en paquets, plus ou moins fibreux, aux contours diffus.

Les éléments dégraissants, visibles à l'œil nu, constitués de grains plus ou moins anguleux et de couleur gris blanc rosé, rougeâtre ou gris noir, présentent des

caractères microscopiques divers. On remarque des grains laiteux fissurés à aspect de calcédoine, de cherts à débit cubique, des modules nébuleux ponctués de taches diffuses d'oxydes, des fragments de "Silicified shales" de couleurs variées, ainsi que des grumeaux argilo-micacés. Cependant l'élément le plus caractéristique du dégraissant sont les granules de « microgrès » à micas noirs et blancs, dont les minéraux sont aussi fins que ceux observés dans le fond de pâte (11). Parmi les constituants épars du dégraissant, on remarque des grains de calcite cristalline, de rares nodules de micrite, quelques feldspaths et gros quartz accidentels.

A côté de ces éléments du dégraissant, caractéristiques de la Base Ring et communs aux vingt-huit échantillons, on doit noter la présence dans huit échantillons de grains de radiolarites (plus ou moins déformés par les pressions tectoniques ?) et de fins granules à l'aspect de cristobalite ainsi que de fins fragments de chailles à contour confus contenant les « figurations losangées » d'un début de dolomitisation diffuse (80MZ2, 80MZ4). Posé sur une surface bien égalisée, l'engobe d'une épaisseur de 20 д apparaît constitué d'un lait d'argile décantée, mais non défloculée, contenant encore de rares quartz ou granules fins d'oxydes. Cet engobe argileux fin est anisotrope sur les tessons Leather Ware et isotrope semi-opaque sur les tessons grésés (B.R. II).

Ainsi l'examen microscopique nous révèle que les Base Ring constituent un groupe homogène et bien défini, suffisamment caractéristique pour qu'il soit possible, et même utile d'en entreprendre l'analyse par microsonde, puisque la seule description en microscopie optique ne permet pas de préciser la nature des feldspaths ou des micas détritiques ou des nodules argileux indurés, ou non, par la silicification. Les performances analytiques de la microsonde sont particulièrement nécessaires aux recherches sur les poteries anciennes puisqu'elles offrent la possibilité de préciser l'identité de minéraux isolés, arrachés à leur contexte pétrographique, et aussi de comparer exactement leurs compositions chimiques lorsqu'ils ont été inégalement déstructurés, d'une céramique à l'autre, en fonction du degré de cuisson subi.

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(7) HERSCHER 1976 : 11. (8) Cette classe de Base Ring tardive à pâte rouge a été définie dans COURTOIS 1971 : 133; voir aussi R.D.A.C. 1970: 82. (9) ASTRÓM 1972: 197-198. (10) Provenances des échantillons ; - Chypre: 69-60a, 69-60b, 69-82, 70-304, 70-305 (Myrtou); 68- 1, 69-36 (Enkomi); 69-23, 69-101 (Akhera); 69-78, H-T-S 1 (Hala- Sultan-Tekke); BRI-1, BRI-2, BRI-3 (Mesaoria, Cyprus Museum); 80 MZ 1 à 4 (Maroni); 80-K1 8O-K2 (Kalavassos) ; 80 SW-1 à 4 (Erimi). - Syrie: 68-33, 68-82, 71-538 (Ras-Shamra). - Egypte : 69-70, 69-71 (Département des Antiquités Egyptiennes du Louvre, Références effacées). (11) Les minéraux isolés ont des dimensions moyennes de 150 ц pour les quartz fins; et de 20 /; d'épaisseur et 0.5 mm de longueur pour les micas. Les grains dégraissants et les grumeaux d'argile de la Base Ring Ware I sont généralement inférieurs à 1 mm, ceux de la Base Ring II sont (fréquemment) légèrement supérieurs à 1 mm.

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II - ANALYSE À LA MICROSONDE

a) Les minéraux détritiques :

D'après l'analyse, les feldspaths (soit en grains cassés, non maclés, d'aspect altéré, soit en microlites maclés) sont de l'albite AN 0-496 (avec une moyenne, sur cinq grains, de AN 196 et un taux de 0.04 96 de K2O); ils proviennent de l'érosion de roches de faible métamorphisme.

TABLEAU II Analyse à la microsonde

MINÉRAUX DÉTRITIQUES ET ARGILES

Les micas blancs sont de deux types, d'une part des muscovites granitiques de formule : K09, (Al2 12 Fe0,) (Si343Al 57) d'autre part des phengites de formule : KO9(A1, 56 Mg006 Feoj5)(Siri7Al085). Parmi les micas noirs on peut aussi remarquer deux faciès : soit des biotites pléochroïques à peine affectées par un début de chloriti- sation, soit des biotites amorphisées, opaques, dont les compositions reflètent un degré d'altération plus ou moins intense (tableau II : 1,2).

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II - Analyse à la microsonde

ÉTUDE DES CÉRAMIQUES « BASE RING » DU CHYPRIOTE RÉCENT

b) Les argiles :

Les plages les plus denses du fond de pâte présentent des caractères illitiques et sont assez riches en fer. Les argiles d'engobe, dans les zones non-incrustées de gypse ou de calcite secondaire, ont des compositions comparables au fond de pâte (tableau II : 3, 4).

c) Les grains dégraissants •.

Les grains de calcédoine laiteuse et à aspect de cristo- balite sont exclusivement siliceux, les autres éléments sont soit des nodules d'argile pure à prédominance kao- linique (tableau II : 6, 7) ou illitique (tableau II : 8, 9), soit des granules d'argilite silicifiée, denses et polissables, de composition variable (tableau II : 5).

L'analyse à la microsonde nous apprend que la céramique Base Ring est faite d'argile illitique, riche en fer, à écart réticulaire de 10 À. Elle ne contient pas d'apport marneux, ce qui la distingue de la majorité des productions chypriotes qui lui sont contemporaines. Cette argile constitutive contient de fins cristallites plus ou moins aciculaires dont l'origine volcanique n'a pas été démontrée. Le dégraissant est fait d'une part de fragments de grès micacé à grains fins formé aux dépens de roches métamorphiques à phengites, granitiques à mus- covites et biotites, et d'autre part de shales silicifiées à débit cubique et de cherts portant les traces de dolomiti- sation. Ce dégraissant ne comporte pas d'apport de minéraux détritiques caractéristiques des formations ophio- litiques du Troodos, couramment observés dans la White Slip Ware ou la Coarse Ware par exemple.

III - CONCLUSION

Ainsi l'examen de vingt-huit échantillons de provenances archéologiques différentes nous apprend que la Base Ring, typologiquement variée, constitue un groupe matériellement homogène, étranger aux autres groupes céramiques du C.R. I et II, et que la qualité technique de la Base Ring est due à l'utilisation d'une terre particulière permettant la réalisation de parois minces et un grésage régulier sans surfusion, c'est-à-dire sans effondrement pâteux du vase; terre dont nous donnons en tableau III la composition chimique globale.

Les autres caractéristiques dépendent du savoir faire du potier capable de monter à la main des cruches, au profil hardi inspiré par la vaisselle métallique, constituées de quatre pièces assemblées, d'en lustrer la mince paroi sans dommage (B.R. I), puis sachant conduire une

TABLEAU III Analyses chimiques globales

cuisson en atmosphère réductrice ou peu oxydante (à l'imitation du type dit : Tell El Yahoudieh), qui accentue le grésage (B.R. II) en augmentant l'action fondante du fer. Notons que la réduction est facilitée par la présence dans la terre utilisée de matière organique naturelle (12). Ce sont les deux qualités : de minceur, de légèreté du vase et le grésage imperméabilisant, qui expliquent l'énorme diffusion de la Base Ring recherchée pour le transport maritime des parfums résineux ou des liqueurs opiacées (13).

L'unité matérielle de la Base Ring étant reconnue, la question de son origine reste posée : dans quelle condition est-elle apparue, où s'est-elle élaborée et pourquoi ? Il est difficile d'apporter, maintenant, une réponse définitive à cette question. Il faut cependant rappeler que les sites anciens producteurs de Base Ring doivent se signa-

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III - Conclusion

il 2) L'analyse thermique différentielle de l'échantillon 69.60b a donné un crochet exothermique indiquant la combustion de matière organique entre 280 °C et 550 °C (LAPIERRE 1975 : 39). (13) MERRILLEES 1968: 110.

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1er à l'attention des céramologues par une poterie commune, dominante, ayant les mêmes caractères minéralo- giques que la Base Ring; or aucun site connu ne présente, en l'état actuel de nos connaissances, cette caractéristique. Les seules indications dont on dispose sont apportées par la géologie ; les possibilités de provenances de la Base Ring sont en effet limitées, car celle-ci est géochimiquement étrangère au complexe basique pluto- volcanique de Chypre et comporte des éléments (granitiques) terrigènes allochtones par rapport aux formations du Troodos et aux sédiments qui en dérivent.

Les formations sédimentaires constituées de grès, de silts et pélites micacées, sont étroitement localisées dans les séries de Mamonia d'âge Mésozoïque qui affleurent dans le Sud-Ouest de l'Ile depuis Palaephaphos à Maa (et Akamas)(14) et dans la Chaîne de Kyrenia(15).

Pour préciser l'orientation des recherches, dans l'avenir, on peut dire que l'origine septentrionale est archéo- logiquement plus probable puisque la Proto Base Ring Ware est plus abondante dans le Nord de L'Ile, ainsi que les types précurseurs tels que la Red Polish à pâte micacée (16). Le contexte historique peut expliquer les circonstances de la découverte des terres propres au façonnage de la base Ring. La phase de transition entre le Bronze Moyen et le Bronze Récent ainsi que le début du C.R. I furent marqués par des troubles et des mouvement des populations. L'insécurité permanente obligea villageois et citadins des plaines à fortifier leur habitat (17) ou à se réfugier sur des hauteurs et à y vivre. Il est alors possible que des potiers installés sur les contreforts de la Chaîne de Kyrenia trouvèrent, dans leur nouvel environnement, des terres dont la plasticité remarquable leur permit d'affiner les parois des vases, de créer ainsi une poterie nouvelle qui connut un rapide et brillant essor au C.R. I, qui se maintient au C.R. II, avant de disparaître au C.R. III ; ensuite il semble que la qualité et l'usage de cette terre furent définitivement oubliés des potiers chypriotes du Nord de l'Ile (de Chypre) puisqu 'aucune production céramique plus récente, du Chypro-Géométrique ou du Chypro-Archaïque, ne

ressemble à la céramique Base-Ring, à notre connaissance du moins.

150

(14) LAPIERRE 1975 : 22-23, 27, 98-99 et SWARBRICK 1980. (15) II faut signaler en particulier les grès, vert tendre, dus à une sédimentation fine à granuloclassement positif (ayant à leur sommet des minéraux phylliteux verts) décrits par BAROZ (1968). Cependant pour la Chaîne de Kyrenia, il est plus exact de parler d'Age Campanien Supérieur à Maestrichtien Inférieur suivant une étude récente de F. BAROZ 1980. (16) ASTRÔM 1972: 69-71, 766. (17) id. .- 30-44. AMIRAN R. 1969 Ancient Pottery of the Holy Land. lem : Massada Press. ÀLSTRÔM P. 1972 The Late Cypriote Bronze Age architecture and Pottery. The Swedish Cyprus Expedition IV/IC. Lund. ÁLSTRÓM L. and ALSTRÔM P. 1972 The Late Cypriote Bronze Age; Other arts and crafts; Relative and absolute chronology, foreign relations, historical conclusions. The Swedish Cyprus Expedition IV/ ID. Lund. BAROZ F. 1968 Sur la présence de la Formation de Mamo- mia (Trias) dans la chaîne de Kyrenia (Chypre). C.R. Académie des Sciences de Paris 267 : 25-27. 1980 Volcanism and Continent - Island. A sion in the Pentadaktylos Kyrenia Range. Proceedings International Ophiolites Symposium, Cyprus 1979. Nicosia: 73-85.

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