Voies nouvelles pour l'Histoire du Premier Empire, Territoires, Pouvoirs, Identités, textes réunis et présentés par Natalie Petiteau, La Boutique de l'histoire, Paris, 2003, 302 p. Ce volume présente les actes d'un colloque organisé en mai 2000 à l'Université d'Avignon par N. Petiteau, alors qu'elle préparait son HDR, soutenue un an plus tard devant un jury déjà composé parmi les participants, et publiée d'ailleurs en même temps par le même éditeur. Conformément au sous-titre, qui correspond exactement à l'intitulé de ГЕ.А. qui accueillait ce colloque, les actes sont divisés en trois parties équilibrées: 1. «les voies de l'affirmation d'une identité des territoires soumis au pouvoir napoléonien»: cinq communications attendues d'A. Palluel-Guillard et S. Woolf sur l'idée de nation en France et hors de France; de R. Hocquellet sur la recomposition politique et territoriale de l'Espagne pendant la Guerre d'indépendance, de M. Kerautret sur la naissance du Wurtemberg moderne et d'A. Jourdan sur Napoléon et la République batave; 2. «la construction de l'identité du pouvoir napoléonien»: à nouveau cinq communications, de M. de Olivei- ra sur la réalisation du cadastre impérial dans le département (annexé) de l'Escaut; de P. Verley sur l'économie française à l'époque impériale (comme toujours originale et stimulante); de J.-P. Jessenne sur communautés, communes rurales et pouvoirs; et moins inattendues de N Gotteri sur l'information de l'empereur par les bulletins de police de Savary ou J.O. Boudon sur les fondements religieux du pouvoir impérial; 3. «Les identités nées de l'Empire»: cinq communications sans surprises de C.-I. Brelot sur la noblesse au temps de l'égalité; de F.
Lalliard sur le majorât; de J.-.L. Mayaud sur le monde rural, une friche historiogra- phique; d'A. Casanova: matérialismes, expériences historiques et traits originaux des elaborations philosophiques de Napoléon Bonaparte; enfin de J.-M. Largeaud sur mémoire et identité à propos de Waterloo, «défaite glorieuse». L'ensemble n'atteint certes pas le renouvellement historiographi- que du colloque Matthiez-Lefebvre de 1974, dont on a calqué le titre, mais on ne peut toutefois pas se dispenser de le feuilleter. Serge Chassagne