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de médecine. Ce document est daté du 22 juillet. L'année n'est pas spécifiée ; mais on sait que Clénard a dû entrer en relations avec Tartas lors de son premier voyage à Paris en 1530, et qu'après un séjour de quelques mois à Paris, il est rentré à Lou- vain en 1531. Il s'y trouvait le 20 juin 1531, date de la dédicace de ses Meditationes Graecanicae à Jacques Cantor, chancelier du cardinal Campeggi. Il s'y trouvait encore le 23 août, puisque ce jour il adressait de Louvain, à ce même Polîtes, une lettre qui semble être la suite naturelle de la nôtre et indiquer que celle-ci n'a pas obtenu le succès espéré. D'autre part, il quitte définitivement Louvain en octobre 1531, pour aller en Espagne, en Portugal et au Maroc se perfectionner dans la connaissance de l'arabe, ce qui devait lui permettre, il l'espérait du moins, de réfuter le Coran et convertir les mahométans. La lettre que nous avons découverte est donc du 22 Juillet 1531, date qui s'accorde du reste avec certaines circonstances auxquelles elle fait allusion.
Joannes Tartesius, Jean de Tartas (x) était déjà en 1525 Prin* cipal du Collège de Lisieux (*). On donnait dans ce collège des leçons de latin, de grec et d'hébreu, suivies par un grand nombre d'élèves. Mais Tartas cherchait à y attirer des professeurs de chaldéen et d'arabe. On peut deviner l'accueil qu'il fit à Clénard, Clénard de son côté lui voua une vive admiration, qui s'exprime en termes dithyrambiques, à la fin des Meditationes : « Insignia unus... nullique secundus... Omnium literarum Moecenas.., telles sont les louanges qu'il lui décerne (8).
Mais chez Tartas, le philologue valait mieux que Γ homme. Un de ses ennemis, il en avait beaucoup, devenu son collègue dans l'enseignement, poète à ses heures, Jean Faciot, dit Vul- teius, s'est acharné contre lui avec une extrême violence (4).
(1) Tartas, arrond. de Saint Sever, Landes.
(2) Ch. Jourdain, Index chron. chartarum Univ. Parisiensis, p. 331, n° MDcxxxi, du 29 déc. 1525.
(3) Ce passage des Meditationes Graecanicae est reproduit par Chauvin et Roersch, p. 15.
(4) Joannis Vulteij Remensis Epigrammatum Libri IIII. Lug&, ap. Mi- chaelem Parmanterium. l/Op. xxxvii. pp. 23, 40, 53, 71 et 87,

















