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Formation des voyelles

[article]

Année 1899 6 pp. 485-492
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486 MÉMOIRES ORIGINAUX

prendre une infinité de formes différentes et renforcer tous

les sons compris dans quatre octaves, de si b 2 à si b 6 (Kœnig).

Ceci posé, nous allons passer en revue les théories qui ont été émises sur la formation des voyelles ; elles sont au nombre de trois : celle de Helmholtz, qui est classique; celle de M. Hermann qui n'est que celle de Helmholtz, modifiée de manière à s'adapter aux expériences les plus récentes ; enfin la théorie des cyclones du docteur Guillemin.

I. - Théorie de Helmhollz

La théorie de Helmholtz est la suivante : les cordes vocales agissent comme des anches membraneuses qui, en vibrant, donnent une note fondamentale accompagnée d'une infinité d'harmoniques ; lorsque l'on parle ou que l'on chante, les cavités supra-laryngiennes prennent une forme déterminée et constante pour chaque voyelle ; à cette forme correspond une note et une seule ; cette note se trouvant dans la série d'harmoniques du larynx est renforcée : c'est la vocable ; la réunion de la note fondamentale laryngienne avec la vocable supra-laryngienne constitue la voyelle.

Il en résulte ceci :

1° Chaque note laryngienne est accompagnée d'une infinité d'harmoniques.

2° Chaque voyelle a une vocable fixe toujours en rapport harmonique avec la note laryngienne.

La réunion de la note avec la vocable constitue la voyelle.

Si la théorie si simple d'Helmholtz est vraie , on doit pouvoir facilement reproduire les voyelles .en combinant la vocable et la note fondamentale ; or, il n'en est rien ; on a pu, à la rigueur, reproduire 0 et A, et encore ces deux voyelles sontassez mauvaises; mais É et I n'ont jamais été reconstitués.

On peut donc en conclure que les conditions posées par Helmholtz pour faire une voyelle sont peut-être nécessaires, mais qu'elles ne sont sûrement pas suffisantes ; nous allons voir' de plus que cette théorie est en contradiction formelle avec les expériences graphiques qui démontrent d'une façon absolument évidente que la vocable n'est pas fixe, c'est-à-dire que la cavité buccale peut prendre une infinité de formes différentes pour faire une même voyelle.

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